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TEST DE PRODUCTION LONGUE DURÉE SUR GEO-01

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Puits GEo-01

Le puits GEo-01 à Satigny, en bordure de la ZIMEYSA a été initié en novembre 2017 et foré jusqu’à atteindre 744 m de profondeur en avril 2018. De cette profondeur, dans les formations géologiques calcaires karstifiées du Crétacé inférieur et du Jurassique supérieur, l’eau jaillit à 33°C à raison de 50 l/s. Il s’agit d’un forage exploratoire qui a déjà permis d’obtenir de très nombreuses informations géologiques, mais dont la bonne productivité permet maintenant de mener des tests complémentaires précieux.

L’eau jaillissant du puits provient des précipitations qui s’infiltrent sur les versants calcaires du Jura, eux-mêmes très karstifiés et fissurés. La formation est donc suffisamment perméable pour laisser l’eau se frayer un chemin lentement jusqu’au bassin genevois.

C’est un succès qui doit être quantifié et qualifié plus précisément de façon à pouvoir bien comprendre les écoulements souterrains à travers le bassin, afin de s’assurer d’une éventuelle exploitation la plus durable possible. Pour cela, une batterie de tests divers sur une période de plusieurs mois est nécessaire, qui va servir à relever et enregistrer les variations et les réactions du puits, dépendantes de paramètres naturels, comme la pluviométrie bien sûr.

Test de production

Le test actuellement en cours consiste à laisser le puits s’écouler pendant plusieurs mois, afin de pouvoir bien comprendre les écoulements durant la période hivernale. Il sera reconduit à d’autres moments de l’année pour s’assurer l’obtention d’une bonne représentativité dans différentes conditions climatiques.

Le puits a donc été ouvert le mercredi 23 décembre 2020. Un suivi en continu du débit, de la température et de la conductivité est actuellement réalisé sur GEo-01, mais aussi en même temps, sur d’autres puits de la région et plusieurs sources du pied du Jura, de façon à obtenir une image plus large de la dynamique hydrologique au niveau régional.

Un certain nombre de paramètres physico-chimiques, comme la pression et la température sont mesurés régulièrement, ainsi que les traces de métaux et de particules organiques, le gaz dissous et les isotopes.

Avant toute mise en exploitation, toutes les configurations possibles seront réalisées pour appréhender le maximum de situations, comme des fermetures de puits et des tests par paliers pour analyser les montées en pression, etc. et ainsi permettre une meilleure compréhension du système hydrogéologique complet.

Et ensuite ?

Une fois que les données seront récoltées sur une période significative, elles seront analysées attentivement. Les résultats obtenus nous renseigneront, notamment, sur les débits exploitables sans altérer la pérennité de la ressource, la distance qu’il faut prévoir entre un forage de pompage et un forage de restitution, ou encore, les fluctuations saisonnières à considérer.

Ces éléments permettront notamment de disposer des informations nécessaires pour déterminer avec précision la taille adaptée des conduites et la puissance d’une éventuelle centrale géothermique.

L’eau pourrait également contenir des agents corrosifs qui pourraient endommager, à terme, les installations. Une bonne connaissance des éventuelles fluctuations chimiques au cours des saisons permettra donc de déterminer quels seront les meilleurs matériaux à même de résister dans le temps.


vendredi 8 janvier 2021