Géothermies

Foire aux questions

Je ne trouve pas la réponse à ma question, qui dois-je contacter ?

Une ligne téléphonique gratuite répond à vos appels au 0800 99 20 21 y compris de nuit lorsque la campagne sismique débutera dès le 13 septembre. Depuis la France il faut composer le numéro 0800 91 50 65.

Pourquoi ne faut-il pas toucher aux boitiers orange (les géophones) ?

Les géophones récoltent par onde les données issues des vibrations générées par les camions-vibreurs. Il y a plus de 20'000 points de vibration couverts par les géophones pour l’ensemble de cette campagne de prospection 3D. S’il manque des géophones, moins de données seront récoltées car les camions ne passent qu’une fois sur chaque point à vibrer. C’est donc la fiabilité des résultats et la connaissance globale de notre sous-sol pour l’exploitation de la géothermie à l’avenir qui sont mises en péril.
 

En quoi consiste cette campagne de prospection géothermique ?

La campagne de prospection sismique qui débute le 13 septembre pour une durée de six semaines environ a pour objectif d’obtenir une cartographie fine du sous-sol de notre région afin de déterminer les structures favorables à la circulation d’eau souterraine. Elle complète les campagnes déjà réalisées sur le canton ces dernières années. Ces données permettront d’identifier de nouvelles zones où il serait intéressant de faire des forages d’exploration pour confirmer le potentiel géothermique du canton de Genève. Elle s’étend à quelques communes de France voisine et au Petit-Lac pour obtenir une image de notre sous-sol la plus complète possible.

Quel est l'impact sur le trafic routier (route fermée, etc..) ?

Aucune restriction de circulation n’est prévue durant la campagne. Toutefois, durant la nuit, lors du passage d’un camion vibreur, il se peut que la circulation soit ralentie, en particulier dans les rues à sens unique.

Pourquoi y a-t-il des marques bleues ou des piquets près de chez moi ?

Cette phase dite topographique ou de marquage définit l’emplacement où seront placés les appareils de mesure (géophones). Les propriétaires des parcelles ont bien sûr été consultés et ont donné leur accord avant la pose de cette signalisation. Le marquage au sol, piquets et rubalises mis en place seront enlevés/nettoyés après passage des camions et ramassage des capteurs.

Quand le camion-vibreur passera-t-il près de chez moi ?

La campagne débutera le 13 septembre. Pour consulter la date du passage du camion à votre adresse vous pouvez consulter la carte en ligne ou le planning général de passage par commune et par date qui se trouvent sur la page d'accueil de ce site.

Pourquoi faites-vous ces mesures de nuit ? Vais-je pouvoir dormir cette nuit-là ?

Les mesures sont effectuées de nuit pour avoir le moins de bruit ou perturbations possibles à proximité des appareils de mesures – les géophones – qui enregistrent les vibrations de 21h à 6h. Cette campagne de mesures ne cause pas de nuisances majeures. Lors du passage des camions, des vibrations et des nuisances sonores sont produites, générées en particulier par le bruit du moteur des camions. les camions n'effectueront qu'un seul passage par point à vibrer et ne provoqueront aucun impact sur les infrastructures ni aucune nuisance majeure.Le camion vibre durant 30 à 60 secondes par point puis se déplace 20 m plus loin pour vibrer à nouveau. Certaines personnes pourraient être réveillées par le brut du moteur des camions qui sillonnent dans le quartier. Il est à noter que la technique utilisée cette fois-ci générera moins de bruit et perturbations que la technique utilisée en 2018 lors d’une précédente campagne, limitant ainsi les dérangements nocturnes.

Les murs de ma maison vont-ils trembler ?

Il n’est pas à exclure que certains murs ou sols viennent à trembler au passage d’un camion, mais dans tous les cas, l’intensité de ces vibrations respectera les seuils prescrits dans la norme suisse en la matière SN 640-312A. Et les nuisances vibratoires sont limitées. Le bruit peut durer plus que 15 minutes car le bruit des moteurs des camoins dans un secteur est perceptible.

Est-ce que les vibrations auront un impact sur les bâtiments ?

Lorsque les vibrations restent dans les limites définies par les normes (norme suisse SN 640-312A), elles n’ont pas d’impact sur les bâtiments. Les camions ont un programme de vibration défini en fonction des zones de la ville et des bâtiments rencontrés. Chaque vibration est contrôlée par un appareil de mesure. Les vibrations générées sont régies par les mêmes règles que celles qui s’appliquent par exemple aux chantiers. L’amplitude des vibrations sera du même ordre que celles induites par un compacteur vibrant lors de travaux routiers, ou encore lors de creuses de fondations. La durée sera toutefois bien plus courte. Ces opérations seront menées dans le strict respect des normes environnementales, notamment en matière de protection des sols. Certaines mesures peuvent être prises pour éviter la compaction des sols agricoles et la perte de fertilité qui y serait liée.

En cas de dommages occasionnés sur mes murs, que puis-je faire ?

Pour communiquer un dégât sur votre/vos parcelle(s), merci de contacter : pour la Suisse: Société Geo2x : n° 0800 99 20 21 tous les jours de 20h à 12h - pour la France: Société Athémis : n° 0800 91 50 65 tous les jours de 20h à 12h

Avez-vous les autorisations nécessaires pour faire cette campagne ?

Oui, une requête en autorisation de prospecter (N°1-2021) au sens de la loi sur les ressources du sous-sol (LRSS – L 3 05) a été soumise par SIG aux autorités du Canton de Genève dans le cadre d’une procédure de mise à l’enquête publique. Le projet a été validé et l’autorisation correspondante a été délivrée. En France, une Demande d’Ouverture de Travaux a été soumise aux préfets des départements concernés (Ain, Haute-Savoie), qui l’ont validée. Les autorisations de passage sur les parcelles privées ont été obtenues via les propriétaires ou exploitants agricoles concernés. En cas d’un refus, les points mesurés ont été annulés.

Y a-t-il des mesures dans le lac ?

Des mesures seront faites dans le Petit-Lac, soit du port de la Belotte rive gauche jusqu’à la plage du Vengeron rive droite. Elles permettront de compléter les données terrestres et assurer une bonne couverture de l’information (ne pas avoir de « trous » dans les données). Il n’est pas prévu de récolter ces données pour planifier des forages dans le lac. Ces mesures sont prévues dès le 28 septembre pour environ 10 jours, la journée uniquement, à partir de 7h durant environ 4 heures. La baignade sera autorisée uniquement à plus de 150 m du bateau source tractant les canons à air. Un bateau de garde devra de localiser les éventuels baigneurs qui pourraient se retrouver dans la zone de tir. La police du lac délèguera un bateau de surveillance dans les moments de fortes activités sur le lac. Certains lieux à terre (digue de la nautique, Vengeron, Belotte) feront l’objet d’une attention particulière et une personne de l’opérateur sera présente sur place. La pêche est possible durant cette période mais hors de la zone de tir.

Quel est l’impact des vibrations sur les animaux, notamment les poissons ?

En termes de ressenti, si l’on se place à proximité d’un camion-vibreur, l’on pourra ressentir des vibrations au niveau du sol, en particulier dans les basses fréquences. Toutefois, au-delà d’une certaine distance (>10 m), les vibrations deviennent si faibles qu’elles sont très peu ou pas ressenties physiquement (cela dépend de la géologie du terrain en surface).

Il n’y a pas eu d’études sur le ressenti des animaux mais lors des anciennes acquisitions de lignes sismiques à Genève, nous n’avons pas eu de retour de problèmes particuliers.
Lors d’un passage à proximité d’un centre équestre, des mesures de courte durée seront prises afin de ne pas effaroucher les chevaux. Les exploitants seront informés en amont.

Une évaluation des incidences sur la flore aquatique, la faune piscicole et les activités de pêche a été menée par un bureau d’étude. Des mesures seront prises pour réduire les nuisances environnementales notamment pour préserver les herbiers lors de la pose et la dépose des hydrophones, pour inciter les poissons à se déplacer hors de la zone de mesures au moyen de tirs d’avertissement avant les opérations, etc. De plus, la période choisie pour réaliser ces opérations, hors période de fraie des poissons, devrait limiter les impacts sur la reproduction des espèces, notamment celles exploitées pour la pêche. Une étude scientifique menée par l’INRAE de Thonon et l’HEPIA sur les populations de perches accompagnera ces opérations. L’étude fera un état de la situation avant, pendant et après les opérations pour bien comprendre quels types d’impacts auront eu lieu sur les poissons (déplacements de bancs hors zone d’opération, diminution de la population de perches, stress comportemental naturel et induit par la campagne, etc.),